Si ça continue j’vais m’découper, selon les points, les pointillés, oh vertige de l’amour!

par sOlenn

Les jours où les doigts ne veulent pas écrire. A moins que ce ne soit la tête. Ça connecte pas ensemble. L’envie est là, diffuse, assez trouble. Mais comme pas le courage. Tu sais que si tu t’y jettes, alors ce ne sera pas juste un instant. Que cela va happer ta vie entièrement, repartir pour un tour. Toi, la tête dans l’ordinateur, tes pensées toutes à ça, cette nouvelle chose qui surgira. Mais pas aujourd’hui. Parce qu’il faut d’abord finir des trucs, et c’est chiant de finir des trucs, moi j’aime commencer seulement. L’excitation du début. Alors pour ne pas finir, tu fais des cadavres. Faire comme si tu faisais quelque chose, et pourtant tu bottes en touche, te soustraies au travail qui t’attend. Tu te divertis voilà. La conscience tranquille de savoir que tu tireras tout de même quelques sourires aux gens. Alors la journée n’est pas perdue. Même si les doigts sont en béton. Et la tête en carton.  Les cadavres s’étalent là. Concrets. Rassurants.

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