Le dimanche c’est cadavre

par sOlenn

Retour à la réalité. Chapeaux de roues. Tu cours pas, tu voles. Être allée te faire voir ailleurs pendant 3 mois t’a rendue à Paris neuve. C’est décidé, tu vas quitter la ville des lumières pour de bon. Pas aller loin vraiment, trop de choses sont en cours, le travail à venir pétulant toute l’année. Mais partir tout de même. Une nouvelle ville. T’as mis tes ailes de paon. Parce qu’il y a comme un œil dessiné au milieu. Pas mauvais l’œil. Des yeux dans le dos. Tu veux être voyante, pas comme Madame Soleil, non, comme Rimbaud.

« Je veux être poète, et je travaille à me rendre voyant : vous ne comprendrez pas du tout, et je ne saurais presque vous expliquer. Il s’agit d’arriver à l’inconnu par le dérèglement de tous les sens. Les souffrances sont énormes, mais il faut être fort, être né poète, et je me suis reconnu poète. Ce n’est pas du tout ma faute. C’est faux de dire : Je pense : on devrait dire : On me pense. − Pardon du jeu de mots. −  Je est un autre. » (Lettre  à Paul Demeny, 15 Mai 1871)

cadavre exquis de laideur © Solenn Denis

Cadavre exquis du dimanche

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